Station: [22] Le chanvre : importance et culture


F: Altenheim était un village prospère. Il devait sa richesse à la culture du chanvre, dont on trouve les premières traces dès la fin du Moyen-Âge et qui connaît un essor particulier au 18e et dans la première moitié du 19e siècle. 

M: Une année de bonne récolte, Altenheim engrangeait jusqu’à 10.000 demi-quintaux, autrement dit 500.000 kg de chanvre brut, à partir duquel on fabriquait la fibre de chanvre.
Le chanvre est une plante annuelle. Mise en terre au mois de mai, elle atteint plus de deux mètres en août, au moment de la récolte. On arrachait les tiges avec toute la racine. On les liait en gerbes avant de les plonger dans des fossés remplis d’eau spécialement creusés pour le rouissage, un processus de macération visant à faciliter la séparation de l’écorce filamenteuse de la tige. Le chanvre était ensuite épandu dans les champs pour le séchage avant de pouvoir poursuivre le traitement de ses fibres.

F: Au cours de plusieurs opérations, les fibres étaient ensuite extraites de l’intérieur de la tige en vue de leur affinement. À l’aide de racles, les fibres grossières étaient râpées ou concassées. Les rogneuses, appelées par onomatopées knitsch et knätsch, servaient à broyer le chanvre. Avec le séran, brosse métallique, on cardait les fibres pour les débarrasser des résidus d’écorce.
L’exposition sur le mur longitudinal de la pièce vous invite à suivre chacune des étapes de travail de l’affinage des fibres et vous renseignera sur la suite du traitement de ce matériau.

 

 

Photos: © Heimatmuseum Neuried