Station: [17] Appareils à distiller birman et crétois


M: L’Europe n’a pas l’apanage de la fabrication d’eau-de-vie. Partout dans le monde, on fabrique des alcools forts. L’alambic de gauche vient par exemple de Birmanie. Dans ce pays du sud-est asiatique, l’eau-de-vie se prépare principalement à partir de riz.

F: Aussi appelée arrack, l’eau-de-vie de riz se concocte à partir d’un moût de riz. Celui-ci est mélangé à de la sève de palmier ou à du sucre de canne. La boisson obtenue, d’un degré situé entre 35 et 70 pour cent, a un goût qui rappelle celui du whisky ou du rhum.

M: Cet alambic traditionnel était encore en usage il y a quelques années. On mettait le moût dans la partie du bas, et de l’eau froide dans la partie du haut. On recueillait ensuite le condensat qui s’écoulait par le tube.

F: Sur la droite, vous pouvez voir un alambic traditionnel qui nous vient de l’île grecque de Crète. Le récipient inférieur, en cuivre, est réchauffé au-dessus d’un feu. La vapeur alcoolisée qui se dégage alors est conduite au travers d’un récipient de refroidissement en céramique à l’intérieur d’un tube. On remplit ce récipient d’eau de refroidissement pour la distillation.

M: Cet alambic a peut-être servi à fabriquer la boisson nationale crétoise, le raki. Il se prépare à partir de marc de raisin, résidu du raisin pressé. Le raki est un alcool incolore, qui rappelle un peu la grappa italienne. Son degré avoisine les 40 pour cent. Il ne faut pas le confondre avec le raki turc, parfumé à l’anis comme son cousin grec l’ouzo.

 

Foto: © Förderverein Museum im Steinhaus e.V.